14 septembre 2019: Répétition en costumes…

Les bénévoles (photo Florent Dolidon)

A. Photos de groupe…

Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Corinne Wisnicki)
Les bénévoles (photo Corinne Wisnicki)
Les bénévoles (photo Patrick Clot)
Les bénévoles (photo Isabelle Périn)
Les bénévoles (photo Isabelle Périn)
Les bénévoles (photo Isabelle Périn)

B. Portraits…

Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Patrick Clot)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)
Les bénévoles (photo Florent Dolidon)

Les coulisses…

Les bénévoles (photo Isabelle Périn)
Les bénévoles (photo Corinne Wisnicki)
Les bénévoles (photo Patrick Clot)
Les bénévoles (photo Corinne Wisnicki)
Les bénévoles (photo Patrick Clot)
Florent Dolidon vu par Patrick Clot…

Rendez-vous Dimanche 22 septembre pour l’ouverture des Fêtes Anne de Beaujeu de Chantelle… et d’autres photos!

Reconstitution d’une coiffe noble (1490-1520)

La coiffe à la mode dans les années 1490-1520 est la « coiffe bretonne » mise à la mode par Anne de Bretagne à partir de son mariage avec Charles VIII en 1491.

A. Quelques exemples…

1503-1508 Grandes Heures d’Anne de Bretagne par Jean Bourdichon
vers 1500 Marguerite d’Autriche (portrait).jpg
1503 vers, Anne de Beaujeu et Saint-Jean Evagéliste (Jean Hey)
1500 Filage, (Ovide, BnF ms fs 874 fol. 132v)

B. Détails…

1500-1500 Marie-Madeleine, Pieta de Colijn de Coter (Flemish, 1493–1506, hsb, Madison, Winconsin)
1503-1508 Grandes Heures d’Anne de Bretagne par Jean Bourdichon (détail du portrait d’Anne de Bretagne)
1519 Cornelisz van Oostsanen, Jacob, Marie-Madeleine (hsb, 49 x40cm, art museum, Saint-Louis) détail

C. Interprétation

Les conditions du mariage d’Anne de Bretagne avec Charles VIII en 1491 après l’union ratée avec Maximilien d’Autriche lui donne peu de prise sur le plan politique. Elle apporte la Bretagne en dot mais la plupart des forteresses sont occupées par des garnisons françaises. Et les juristes ont verrouillé son contrat de mariage afin que la Bretagne n’échappe pas au royaume de France.

Quant à Anne de Beaujeu, elle surveille très attentivement une belle-soeur au tempérament indépendant et conserve la haute main sur le domaine politique.

Il reste à Anne de Bretagne le domaine de la cour et de la mode. Elle va s’attacher les dames et demoiselles de l’entourage militaire du roi. Pour celles-ci, ce sera l’assurance de conclure de beaux mariages. Pour la reine, c’est une façon de s’affirmer face au poids politique d’Anne de Beaujeu. Il est donc naturel qu’Anne de Bretagne ait cherché à imposer un style « bretonnant », ne serait-ce que pour affirmer le peu de marge de liberté qu’on lui laissait.

Auguste Racinet rappelle à la fin du XIXe siècle que l’on observe encore dans les campagnes bretonnes les mêmes coiffes que celles qui étaient portées à la fin du XVe siècle. Il les décrit ainsi: « Les coiffures des femmes, basses et contenant les cheveux massés sur l’occiput, nouées par un lien indépendant, ont encore aujourd’hui leurs analogues dans nos campagnes ».

On peut donc déduire en observant les coiffes décrites par Racinet et les représentations iconographiques que la coiffe d’Anne de Bretagne se compose de trois parties distinctes:

  • le « béguin », petit bonnet de toile fine de lin qui enserre les cheveux, dont le bord de devant s’orne souvent d’une petite bande plissée de toile très fine de lin. Il s’attache éventuellement sous le menton par un cordon très fin. On n’observe pas de nœud apparent, il est plausible que ce cordon, cousu d’un coté, se fixe de l’autre côté par une épingle pour être parfaitement ajusté ou que le noeud, également de côté, soit glissé sous le béguin.
  • le « ruban », second bonnet en tissu précieux de couleur rouge, qui est destiné à plaquer le plus possible les cheveux sur le front et à fixer le béguin. Il est attaché par derrière par deux ou quatre cordons, sous la masse des cheveux roulés. Il peut parfois être réduit à un simple ruban de tissu, assez large cependant (5cm environ) pour remplir son office.
  • le « chaperon » en velours noir se fixe par des épingles sur les deux précédents. Il se compose de la « visagière », partie prise en double qui encadre le visage, et le « camail », partie en simple épaisseur, en forme de demi-cercle, foncé sur le dessus et formant deux plis sur les côtés en fonction de la masse des cheveux. La partie au contact de la visagière peut être cousue ou laissée ouverte (voir ci-dessus le portrait de Marie-Madeleine par Cornelisz van Oostsanen (1519), mais cela peut être aussi la conséquence d’un archaïsme voulu)

D. Reconstitution…

Le béguin est constitué d’un demi disque de lin de 50 cm de diamètre environ. La partie droite est repliée sur 1cm puis 5 cm pour former la visagière et la partie arrondie est ourlée pour former une coulisse dans laquelle on passe un cordon. En resserrant le cordon, on enferme les cheveux dans la coiffe.

Le ruban est formé d’une bande de tissu d’environ 10-12cm sur 45-50cm de longueur (selon la morphologie). La bande est pliée dans la longueur et cousue (prévoir 1cm de marge de couture). Deux cordons ou rubans sont glissés dans les coutures des petits côtés. Elle est ensuite retournée et soigneusement repassée. Elle se bloque sur une natte de cheveux formant diadème afin d’éviter le basculement de la coiffe vers l’arrière…

Le chaperon est également construit comme le béguin mais un peu plus grand, selon l’époque (fin XVe ou premier quart XVIe) il sera plus long ou plus court: un rectangle arrondi sur un petit côté de 50-60cm sur 60-70cm de long environ. La visagière est cousue de la même façon que sur le béguin mais la partie arrondie est simplement ourlée, sans prévoir de coulisse. Le chaperon sera épinglé sur le ruban par des épingles fines ou ornées de perles ou de bijoux.

Le chaperon, simplement posé sur le béguin et le ruban avant essayage… Il ne m reste plus qu’à trouver une volontaire…

Vers 1530, le chaperon se transformera : la partie flottante sera ajustée sur la nuque et une « cornette » (longue bande de velours) cousue en haut de la coiffe sera à la mode avant de disparaître à son tour vers 1540-50…

Attention! Chaque personne ayant une morphologie différente et surtout une épaisseur de cheveux très variable, il faut prendre les mesures exactes sur la personne en suivant les consignes du patron.